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Sur les incidences d'une
clause de forfait, prière de se rapporter au chapitre : "vos questions
les plus courantes sur les clauses de votre contrat". |
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1. LES
CHIFFRES CLES :
Durée minimale de repos
quotidien = 11 h. NB : Quand l'entreprise a
épuisé le contingent annuel légal de 130 heures supplémentaires, elle doit
solliciter l'autorisation de l'inspecteur du travail pour toute nouvelle
heure supplémentaire.
Depuis 2001, les heures
supplémentaires effectuées de la 36ème à la 39ème heure incluse donne droit à
une bonification de 25 %. La bonification de 25 %, doit
prendre la forme d'un repos compensateur. Seule la signature d'un accord
collectif permet de substituer une majoration de salaire à ce repos
compensateur. exemple : un salarié qui
travaille 39 heures par semaine et qui, dans ce cas, effectue 4 heures
supplémentaires (soit 240 minutes), doit bénéficier d'un repos d'une heure
(soit 240 minutes x 25 %).
Les heures supplémentaires
effectuées au delà de la 39ème heure donnent lieu :
- de 25 % pour chacune des 4
heures supplémentaires effectuées de la 40ème à la 43ème heure incluse, Il en résulte que les heures
payées 100 €s devront être payées respectivement 125 €s et 150 €s.
- de 50 % du temps de travail
accompli en heures supplémentaires au-delà de 41 heures hebdomadaires et dans
la limite de 130 heures, Pour toute heure effectuée
au-delà de 41 heures hebdomadaires, le salarié acquiert une demi-heure de
repos qu'il capitalise. Dès que le contingent d'heures supplémentaires est
dépassé, le salarié acquiert une heure de repos pour chaque heure
supplémentaire effectuée. Le salarié doit être tenu
informé du nombre d'heures de repos portées à son crédit par un document annexé
au bulletin de paie. Dès qu'il a accumulé 7 heures, il peut prendre soit une
journée soit deux demi-journées dans les 2 mois suivants l'ouverture du
droit. Si le salarié ne la prend pas, l'employeur doit lui imposer de la
prendre avant un an. Si l'employeur tient le
salarié dans l'ignorance de ses droits à repos en ne lui donnant pas
l'information à laquelle il a droit (de sorte que le salarié laisse passer le
délai au-delà duquel le repos ne peut plus être pris), l'employeur peut être
condamné à verser des dommages et intérêts au salarié privé de ses droits. |
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1. LES
CADRES
d'une part, la rémunération
des heures normales de travail, Cette rémunération "
forfaitaire " est valable si : a) le forfait inclus un nombre
déterminé ou au moins déterminable d'heures supplémentaires (le forfait sans
référence horaire n'est valable que pour les cadres dirigeants) ; b) le salaire qui en résulte
est au moins égale à celui qu'aurait perçu le salarié, en l'absence de ce
forfait, compte tenu : Enfin, la convention de
forfait ne prive jamais le salarié de son droit au repos compensateur.
- le salarié doit produire des
éléments éventuellement en sa possession à l'appui de sa prétention (exemple
: relevé hebdomadaire - même établi par lui - de ses heures de travail avec
une description précise des tâches accomplies au delà de l'horaire légal,
attestations de témoins, notes de taxis avec mention de l'heure de la prise
en charge, copie de courriers électroniques ou de factures de téléphone avec
mention de l'heure de l'émission, copies d'écrans avec la mention de l'heure
de création des fichiers informatiques …) ; - l'employeur doit produire
les éléments de nature à justifier les horaires effectivement réalisés par le
salarié (s'il ne produit rien et se contente de contester la valeur probante
des pièces produites par le salarié, les juges pourront retenir les seuls
éléments produits par le salarié pour former leur conviction) ; - le juge devant se prononcer
à partir de ces éléments.
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1. LES
DROITS :
1°) à une bonification de 25 %
(depuis 2001) qui doit prendre la forme d'un repos compensateur (seule la
signature d'un accord collectif permet de substituer une majoration de
salaire à ce repos compensateur). exemple : un salarié qui
travaille 39 heures par semaine et qui, dans ce cas, effectue 4 heures
supplémentaires (soit 240 minutes), doit bénéficier d'un repos d'une heure
(soit 240 minutes x 25 %).
2°) à une majoration de
salaire : - de 25 % pour chacune des 4
heures supplémentaires effectuées de la 40ème à la 43ème heure incluse, exemple : les heures payées
100 €s devront être payées respectivement 125 €s et 150 €s.
- de 50 % au-delà de 41 heures
hebdomadaires (dans les entreprises de plus de 10 salariés), exemple : pour toute heure
effectuée au-delà de 41 heures hebdomadaires, le salarié acquiert une
demi-heure (ou une heure, selon que le taux est de 50 ou 100%) de repos qu'il
capitalise.
Lorsqu'un consommateur
bénéficie auprès d'un opérateur téléphonique d'un forfait de 5 heures de
communication et qu'il dépasse ce forfait, il est tenu de payer le nombre de
minutes supplémentaires. A défaut, l'opérateur est en
droit de considérer que le contrat n'est pas respecté et d'en tirer les
conséquences juridiques. De la même manière qu'il
existe une correspondance entre le nombre d'heures de communication et le
prix du forfait, il existe dans un contrat de travail une corrélation entre
la quantité de travail exprimée en heures et la rémunération convenue. Le salarié à qui l'employeur
demande d'effectuer - en plus des heures normales pour lesquelles une
rémunération normale lui est versée - des heures supplémentaires, a droit en
contrepartie à une rémunération supplémentaire et le refus de la lui verser
autorise le salarié à considérer que son contrat, non respecté, est en fait
rompu par la faute de l'employeur. Autrement dit, le salarié
confronté au refus de son employeur de lui rémunérer ses heures supplémentaires
peut prendre acte de la rupture de son contrat et saisir le Conseil de
Prud'hommes pour voir constater que cette rupture est imputable à
l'employeur. Dès lors que le juge constate
qu’un manquement de l’employeur est à l’origine de la rupture du contrat, il
restitue à la rupture sa véritable qualification en l'analysant en un
licenciement, même si le salarié en a pris l'initiative : faute de l’employeur => la
rupture lui est imputable => elle s’analyse en un licenciement.
Les conséquences financières
de cette rupture ne sont pas négligeables : 1°) la rupture doit s'analyser
en un licenciement, nous l'avons vu ; mais en l'absence de lettre de
licenciement, elle est présumée injustifiée sans que l'employeur puisse
combattre cette présomption par la preuve contraire ; 2°) sous certaines conditions, il peut enfin
prétendre au versement d'une indemnité forfaitaire spécifique égale à 6 mois
de salaire, lorsque ses heures supplémentaires ne figurent pas sur son
bulletin de paie et que son contrat de travail a été rompu. |